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Comment survivre à un entretien d'embauche?

Il est toujours bon d’être invité à passer un entretien professionnel; cela signifie que votre CV a fait son chemin et qu’il attire l’attention sur vous. N’est-ce pas? D’après Rod Bailey, PDG de Executive Surf, ce n’est pas toujours le cas: “Souvent, les entretiens reposent directement sur des profils qu’on trouve sur les réseaux sociaux”.

Bailey affirme: “Je me rends compte que le monde est devenu dingue de l’utilisation des mots-clés. Ainsi, les recruteurs vont probablement vous trouver en premier lieu grâce à une recherche de mots-clés et vous questionneront au regard de ces mots-clés; ils peuvent par exemple vouloir savoir si vous avez une expérience “GAAP” (Generally Accepted Accounting Principles) ou une compétence en SaaS (Software as a service). Dans ce cas, ils vont vouloir “cocher ces cases”. Vous devez donc être spécifique, savoir ce que les employeurs recherchent et adapter votre présentation autour de ce qu’ils veulent. Mais attention, il vous rechercheront sur Google, mieux vaut donc ne pas inventer des choses”.

Donc, si un employeur vous repère, vous devez maintenant faire face à la perspective quelque peu effrayante de passer au moins un entretien.
Le bon sens devrait nous dicter comment se comporter lors d’un entretien; tout le monde sait que la première impression est irréversible, qu’il faut évidemment arriver à l’heure, bien habillé et saluer son interlocuteur correctement, avec une poignée de main ferme, un egard et bien sur leur nom exact.

Bailey déclare: “Ne vous faites pas avoir en étant trop informel. Les cravates et les costumes sont peut-être devenus démodés et les règles peuvent parfois être souples, l’entretien peut avoir lieu dans un café, vous pouvez avoir l’impression de parler avec un ami mais il n’y a aucune excuse pour une mauvaise présentation, des réponses floues ou encore un manque d’acuité.”
Un bon candidat donnera l’impression d’être concentré, attentif et bien préparé. Un mauvais candidat n’en saura pas assez sur l’entreprise pour laquelle il a postulé et donnera, quant à lui l’impression de ne pas être intéressé et pas impliqué.

La clé d’un bon entretien est de créer un rapport avec l’interlocuteur en s’adaptant à son style de communication; être attentif et prendre son temps pour répondre. Un candidat qui ne comprend pas son interlocuteur s’engage dans un véritable bras de fer.

Beaucoup de recruteurs se plaignent du fait que certains candidats n’éteignent pas leur téléphone avant l’entretien; mais les candidats ne sont pas les seuls à pouvoir rater un entretien; les recruteurs en sont aussi capables et dans ces cas-là avec des conséquences terribles.

Les entreprises utilisent évidemment les entretiens pour découvrir le plus de choses possibles à propos d’un candidat mais les professionnels des RH doivent être très vigilants  quant à certaines questions qui peuvent être sources de discriminations et donc contraires à la loi.

Au Royaume-Uni, les employeurs peuvent demander si une personne a les papiers nécessaires pour travailler dans le pays mais ils ne sont pas autorisés à interroger sur le lieu spécifique de naissance, cette question pouvant être interprétée comme une embauche basée sur la nationalité ou l’origine ethnique.

On ne doit jamais interroger un candidat sur ses croyances religieuses.
Un recruteur ne peut jamais faire réference au statut marital d’un candidat, à ses enfants ou à ses préferences sexuelles, tous ces critères pouvant être facteurs de discrimination, tout comme les questions relatives à l’âge.

Un employeur peut demander à un candidat d’expliquer un temps prolongé d’absence pour maladie mais ne peut pas l’interroger à propos d’un handicap, que celui-ci affecte ou non sa capacité à travailler.

Un entreprise peut créer des règles sur l’alcool, la drogue et le tabac sur le lieu de travail mais ne peut poser aucune question à propos des choix de vie d’un candidat; s’il boit ou fume par exemple.
C’est illégal pour les recruteurs de demander quoique ce soit en relation avec d’éventuels arrêts ou condamnations, mais pour certains emplois, ils peuvent exiger des documents officiels tels que le CRB (Criminel Records Bureau). De même, ils ne peuvent pas poser de questions sur la taille ou le poids à moins que l’emploi en question exige une taille minimum.

Bien que ce ne soit pas recommandable, il arrive en pratique qu’un employeur refuse quelqu’un pour une de ces raisons en prétextant tout simplement qu’un autre candidat convient mieux au poste.
D’autres questions, tout en n’étant pas illégales peuvent être mal interprétées et incommoder le candidat. “Où vous voyez-vous dans 5 ans?”
Aucune entreprise ne peut garantir un emploi pour 5 ans. C’est une question absurde et si vous devez y répondre, le mieux est de dire: “J’aimerais être heureux et productif, être apprécié et estimé dans mon travail.”

Un autre classique du genre est la question: “Quelles sont vos faiblesses?” Tout le monde sait que la réponse bateau est: “Je suis un drogué du travail” mais un recruteur aura plus de chance d’avoir de vraies réponses s’il demande à un candidat de décrire ses points forts plutôt que les points sur lesquels il est mauvais.

“Qu’est ce qui vous intéresse en particulier dans notre entreprise?”
Il s’agit d’une autre fausse question puisque la véritable réponse est probablement que cette entreprise est la seule qui vous a rappelé pour un entretien et non que vous aviez des tas d’opportunités et que vous avez trouvé que cette entreprise était la plus éblouissante.

Un bon recruteur n’a pas besoin de prendre en compte ces questions. Il préferera plutôt avoir une conversation sur le business qui devrait enthousiasmer le candidat à propos du poste, lui montrer si ce candidat est ou non compatible avec celui-ci et fournir au candidat un maximum d’informations.
Le trac peut jouer un grand rôle pendant l’entretien et il est de la responsabilité du recruteur de mettre la personne à l’aise. Alessandro Tosi, le directeur italien de la stratégie d’ExecutiveSurf, déclare: “Le plus grand challenge pour moi est de tenter de réduire le stress. J’essaie d’être le plus accueillant possible, de mettre le candidat à son aise, comme ça je peux voir sa véritable personnalité”.
“Le problème est que vous pourriez être surpris de voir à quel point un entretien peut être mauvais quand le candidat est soumis à un stress plus important lors de l’entretien avec le recruteur final. J’ai connu un candidat qui avait été fantastique lors de son entretien avec moi, mais à l’entretien suivant, il s’est retrouvé face à un PDG allemand très dur et il s’est transformé en Colin Firth dans le Discours du Roi”.

Selon Alessandro, les recruteurs devraient être conscients des différences de pratiques selon les pays. “En Italie, il est inapproprié de parler d’argent. Une responsable des achats senior dans l’industrie de la mode m’a dit qu’elle ne pouvait pas répondre à ma question à propos de la rémunération car il s’agissait d’une question personnelle qui ne me regardait pas.”
Un recruteur donnera toujours l’opportunité de poser des questions et il est important d’en préparer à l’avance, sinon vous risquerez de passer pour quelqu’un de passif et d’inintéressé. Si un candidat ne pose pas de questions lors d’un entretien, il pourrait oublier de poser certaines questions sur le travail en lui-même.

Ne pas poser de questions pertinentes est le meilleur moyen de rater un entretien d’embauche et cette opportunité est votre chance de briller. Pour 150 recruteurs interrogés, il s’agit de la plus grosse erreur, avant le fait de critiquer son ancien employeur, l’incapacité à accepter la critique, une mauvaise apparence et le cynisme.
Donc pour rater son entretien il faut: arriver en retard, laisser son portable allumé et poser une de ces questions: “Quand je commences?”, “Que fait l’entreprise exactement?” ou “Y a-t-il une politique anti-drogues?”

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